Article publié dans la revue Personnel (ANDRH) de juin : le développement durable est-il rentable pour l'agro-alimentaire? juin 2011
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Une enquête réalisée sur le stress en 2008 par Ipsos etMétéo Stress
Enquête vécu du stress
Articles Redigés par Christine Rossignol pour la revue PERSONNEL de l'ANDRH
- Coordination et rédaction d'articles pour le dossier : "gestion du stress : les moyens d'action" janvier 2009
- Fabrication des managers et leadership Septembre 2008 / La mobilité des cadres en Aquitaine mars 2007
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Article sur le stress au travail et nouvelles mesures gouvernementales
Août 2008
Les médecins du travail face à la détresse psychologique
De nouveaux travaux de l’Institut de veille sanitaire confirment l’importance des problèmes de santé mentale liés au travail.
Les troubles musculosquelettiques (TMS) et la souffrance psychique sont
les maladies à caractère professionnel les plus répandues chez les
travailleurs français, conclut le Bulletin épidémiologique hebdomadaire
(BEH) daté du 26 août et publié par l’Institut de veille sanitaire
(InVS). Ils ont touché respectivement 59% et 21,5% des travailleurs qui
ont consulté un médecin du travail dans 4 régions (1) en 2006.
Ces résultats ont un caractère «représentatif de l’activité des
médecins du travail», indique Ellen Imbernon, responsable du
département de santé-travail à l’InVS, mais pas tout à fait
représentatif du monde du travail français puisque, rappelle
l’épidémiologiste, «le secteur public, notamment l’éducation et la
santé, sont sous-représentés dans l’activité des médecins du travail».
Par ailleurs, le programme, qui consiste pour des médecins du travail
volontaires à signaler toutes les maladies à caractère professionnel
durant des périodes prédéfinies de deux semaines, ne prend pas en
compte l’ensemble des pathologies attribuables au travail puisqu’il
exclut «les cancers qui se déclarent généralement à la retraite et les
pathologies avec un arrêt de longue durée».
Par secteur, ce sont ceux de la finance et de l’industrie qui comptent
le plus de travailleurs en souffrance psychique (7,2%), suivis par ceux
de la santé-action sociale et du bâtiment (6%) et du commerce (5,6%).
Les résultats confirment, une fois de plus, la sous-déclaration des
maladies professionnelles, qui sont prises en charge par la branche
accidents du travail et maladies professionnelles (AT-MP) de
l’assurance maladie: «Parmi les 4.500 pathologies signalées lors de ces
quinzaines, 40% entraient selon les médecins du travail dans le cadre
d’un tableau de maladie professionnelle indemnisable, soit un taux de
l’ordre de 2%. Ce taux est à rapprocher de celui des maladies
indemnisées en 2004 par les régimes de sécurité sociale, soit 0,2%
(52.000 maladies professionnelles pour 22 millions de salariés)»,
indique le Bulletin épidémiologique hebdomadaire.
Les risques psychosociaux sont parmi les plus sous-estimés puisqu’ils
ne correspondent à aucun tableau de maladie professionnelle et qu’ils
ne sont pris en compte que dans le cadre du système complémentaire.
Dans le cas des TMS, «les pathologies des épaules sont souvent moins
reconnues qu’elles devraient l’être, alors que d’autres sont plus
facilement réparées par le système AT-MP car on les objective mieux»,
analyse Ellen Imbernon.
Mars 2008
Le ministre du travail Xavier Bertrand a annoncé, mercredi 12 mars, le
lancement d'une enquête nationale pour mesurer le stress au travail et
identifier les secteurs touchés. L'enquête, dont la conception sera
confiée à l'Insee, sera annuelle et basée sur des questionnaires
"auto-administrés", croisant les conditions de travail du salarié et
son état psychologique. Les premiers résultats seront connus en 2009.
Elle donnera lieu, dans les branches les plus exposées au stress, à des
"négociations obligatoires", a proposé le ministre.
"Le stress au travail a un coût social et humain, mais aussi
économique", a souligné Xavier Bertrand : il est "évalué" par le Bureau
international du travail à "3 à 4 % du PIB" et un quart des arrêts de
travail de 2 à 4 mois sont dus à des problèmes psycho-sociaux.
COMBLER LE RETARD DE LA FRANCE
S'appuyant sur un rapport sur les conditions de travail commandé à deux
experts, Philippe Nasse, statisticien et économiste, et Patrick
Légeron, médecin psychiatre, et qui lui a été remis mercredi, le
ministre a fixé comme objectif que "d'ici deux ou trois ans la France
soit au niveau des pays européens qui apportent les meilleures
réponses" en matière de lutte contre le stress.
Le rapport fait au total huit propositions, que le ministre va
"soumettre à la prochaine conférence" sur les conditions de travail,
prévue au printemps. Il propose notamment de lancer des expériences
pilotes sur le stress dans la fonction publique, car l'Etat, "premier
employeur de France", doit "réhabiliter ce thème émergent, encore pas
suffisamment affirmé comme un risque majeur", selon M. Légeron.
"VEILLE ÉPIDÉMIOLOGIQUE" SUR LES SUICIDES AU TRAVAIL
Pour les auteurs du rapport, la mise en place d'un "indicateur global"
est un préalable à toute recherche des causes du stress et des actions
à mener dans les entreprises. "En France, on commence par chercher les
causes, avant toute cartographie du problème", indique Philippe Nasse.
Jusqu'alors, expliquent les chercheurs, deux visions s'opposaient :
l'une collective, souvent défendue par les syndicats, qui fait de
l'environnement et de l'organisation du travail la cause principale du
mal-être des salariés, et l'autre plus individuelle, qui a les faveurs
des chefs d'entreprise, et prône une approche plus médicale et
psychologique des causes du stress. Patrick Légeron et Philippe Nasse,
pour qui "cette controverse est dépassée", invitent quant à eux à
combiner ces deux approches.
Xavier Bertrand a par ailleurs annoncé le lancement en 2009 d'une
"veille épidémiologique" sur les suicides au travail, un phénomène
récemment illustré par une série de suicides au Technocentre de Renault
à Guyancourt dans les Yvelines. Le constructeur automobile a d'ailleurs
confirmé, mercredi, une information de La Tribune selon laquelle un
quatrième salarié de ce centre s'est suicidé fin février. Cette veille
serait confiée à l'Institut de veille sanitaire (InVS), en liaison avec
les services de santé au travail et la CNAM (assurance maladie).
La médecine holistique
L'holisme ou démarche holistique provient du Grec "holas" qui veut
dire: Entier. Avoir une démarche holistique, c’est considérer
l'individu dans sa globalité physique et spirituelle.
Sur le plan thérapeutique, cette approche se caractérise par une prise
en charge corps et âme du « patient ». Le soin holistique se retrouve
dans la plupart des médecines douces comme la naturopathie,
l’ostéopathie...Ces praticiens sont reconnus pour être à l’écoute de
ceux qui les consultent. Ils ne se contentent pas de soigner avec des
remèdes d’apothicaire : ils recherchent la cause de la maladie pour
l’éradiquer et interviennent aussi sur le psychique.
Prendre soin de soi est un acte positif ! Etre écouté contribue à
accentuer les chances d’être soulagé. Qu’elle soit médicale ou
esthétique, l’orientation vers un soin « holistique » est
enrichissante. Partir à la découverte de soi est un chemin initiatique
qui, selon les attentes et la réceptivité de chacun, peut s’avérer très
salutaire.